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  1. Si la marque du téléphone n'est pas déjà apparue au jité de TF1, alors elle n'existe pas. Tu pensais marquer des points à la machine à café en exhibant ton Chan-Yiang YP-223H Rev.2 à ROM custom devant les secrétaires du service comptable ? Colossale erreur. Il n'y a que cinq marques de téléphone dans le monde, par ordre d'importance : Nokia, Apple, Samsung, Motorola et Oua-oua... Oua-ouè... Houaï-ou... oui enfin l'autre, là. Ah, si, il y a Sagem, aussi. J'en ai offert un à ma mère et il marchait encore très bien six ans plus tard.
  2. Je m'y attendais : les cuistres, les goujats et les grossiers personnages se sont rués sur la version Pro Max GTI Biturbodiesel de l'iPhone 11, laissant la déclinaison standard aux honnêtes gens et aux vrais esthètes comme moi. La preuve : Norbert Tournoi, le triste godelureau qui officie à la tête de la division commerciale de l'entreprise, en a acheté un. Si cela ne tenait qu'à moi, les versions "Pro" seraient interdites aux masses pédantes à gourmette et mocassins à glands. Dans chaque magasin, des caméras de reconnaissance seraient installées pour séparer les vrais clients dignes d'une version "Pro" de la populace bêlante des parvenus et de ces infectes nouveaux riches qui n'ont pas saisi qu'associer iPhone 11 Pro Max et Range Rover Evoke est le summum de la vulgarité. Norbert Tournoi, donc, s'est radiné ce matin avec son trophée tout neuf en poche. Cette crapule a usé du même stratagème que moi : poser son smartphone l'écran contre la table, pour que l'habituel techno-frustré s'exclame au bout de quelques secondes : " RHAPITAIN-J'LECROAPAS C'EST UN iPHONE 11 PRO MAX RHOLAVACHE PITAIN-J'LECROAPAS ch'peul'toucher ? C'est la version Pro Max, hein ? ch'peul'toucher ? RHOLAVACHE ! ch'peul'toucher ? ch'peul'toucher ? ch'peul'toucher ? hein ? hein ? ch'peul'toucher ?" On embauche vraiment n'importe qui, dans cette boîte. Je ne pouvais pas rester sans rien faire. Plutôt que d'attaquer sans subtilité sur le prix, puisque cet ahuri a probablement appris par coeur une réponse adéquate, je lance, du tac au tac : "Il paraît que les versions "or" vieillissent très mal. Moi, j'aurais pas osé. Et puis c'est connoté". Et toc ! Mais ce faquin avait prévu le coup. Il lance : "J'ai choisi l'originalité et la rareté. Les versions "Pro Max" de couleur or sont déjà collector. Et puis je ne me voyais pas mettre autant d'argent dans une version banale". Il appuie avec insistance sur le "banal" en regardant mon propre téléphone, posé à côté du sien. Je riposte sur le terrain de la technique : "J'étais parti pour prendre le même, mais pour moi il n'a pas assez d'atouts par rapport à ma version pour justifier la différence de tarif. Le delta n'est pas pertinent". Moi aussi je sais parler commercialo-boulechitte quand je veux. Le techno-frustré à côté de moi se rappelle tout d'un coup qui va rédiger son évaluation de fin d'année et me soutient : "Oui, d'autant que la fonction "reverse charging" était bel et bien prévue pour la version "Pro" mais qu'Apple a délibérément bridé le modèle". Norbert Tournoi est un très bon voleur commercial, mais il est nul en technique. Il rétorque platement : "Oui, mais moi au moins j'ai un téléphone avec un vrai chargeur dans la boîte. Je fais pas partie des bouseux qui vont devoir raquer 60 euros en plus parce qu'ils z'ont pas les thunes pour s'acheter la version homme". C'est ça ce qu'il y a de bien avec Norbert Tournoi : chassez le plouc et il revient au galop. La couche micrométrique de vocabulaire un peu évolué qu'il s'est forcé à adopter s'érode très vite et il revient à ses racines faubouriennes. Silence gêné dans l'assistance. Norbert a perdu un point en devenant grossier. Dans sa jeunesse, Norbert Tournoi a probablement été humilié en public quand on a découvert que sa BMW M5 était surtout une BMW standard avec juste le badge "M" collé à la Patafix. Ceci explique probablement cela. Né plouc, il reste plouc dans ses tentatives d'ascension sociale. Si aujourd'hui, pour avoir la classe, il fallait coller un badge "AMG" sur un iPhone, il le ferait. J'en rajoute une couche : "Peut-être, mais comme j'ai conservé le chargeur de mon XR, je n'ai pas eu besoin d'en racheter un". Norbert, se sentant battu, prétexte une réunion pour quitter le ring de boxe social qu'est notre coin machine à café. Mais n'empêche… il a quelque part raison : c'est un peu la honte de n'avoir que la version de base de l'iPhone 11. Si je fourgue le mien rapidement, je pourrais allonger les 300 balles supplémentaires pour être à égalité avec lui. Cependant, il faut trouver une excuse plausible. Voyons voir… Ah ! Je sais ! Je vais dire qu'une mise à jour a "briqué" mon exemplaire, que je suis retourné à l'Apple Store pousser une gueulante, tellement forte que le directeur du magasin lui-même est venu me présenter ses excuses et m'a offert une version Pro Max pour me dédommager du préjudice subi. Ouais ouais ouais… bonne idée.
  3. NON* *ceci est un message de l'Association Française de Ceux qui vont s'en Mettre Plein les Fouilles Grâce à la 5G.
  4. 98,9% selon la police, 0,15% selon Apple.
  5. Je n'en ai pas fini avec l'iPhone ii. J'expliquerai dans quelques jours pourquoi il devrait être interdit aux cuistres.
  6. J'ai reçu mon iPhone 11 ! Il faut que j'en profite très vite : dans quinze jours, l'iPhone 11 fera bâiller tout le monde ; dans deux ans il sera dépassé ; dans quatre ans il moisira au fond d'un tiroir ; dans six, il encombrera un peu plus la poubelle planétaire. Mais grâce à lui, je vais avoir droit à mon quart d'heure de gloire auprès des mes collègues. Quinze minutes à 800 euros, ça fait 53 euros la minute -v'là le tarif du numéro surtaxé. Pourtant, je ne raterai cela pour rien au monde : pendant quinze minute, moyennant seulement 800 euros, je vais être le numéro 1, le leader, le best winner au top qui a tout compris et qui balaye d'un regard l'ex-winner avec son stupide Samsung 10, le loser absolu avec son Sony XZ3, et les ridicules avec leurs téléphones aux marques imprononçables. Ouaouè ? Haouèouè ? Chiamoui ? Ksiamoÿ ? Ri-di-cule ! Une fois par an, Apple me permet de dégainer d'un geste faussement modeste mon nouvel engin et de le poser en évidence sur la table haute à côté de la machine à café. Coté appareil de photo, surtout. Côté écran, ça fait un bide : ils se ressemblent tous. A part les Sony, mais Sony c'est pour les loser. Non, l'iPhone II, il faut le poser côté appareil de photo. Je trouve les objectifs tout mignons : ils ressemblent à des plaques électriques de cuisinières : ça lui donne un côté analogique. Ensuite, il faut la jouer très fine. Très blasé. Il ne faut surtout pas arriver comme un fox-terrier sous extasy en hurlant à la cantonade : "CA Y EST ! JE L'AI ! J'AI MON iPHONE 11 ! MOUHAHA ! VOUS ETES TOUS DES NAZES AVEC VOS TELEPHONES DE LOSERS !" Non. Ca ne se fait pas du tout. Pas du tout. Pour maximiser l'effet iPhone ii, il faut : - Le poser sur la table COTE CAMERA - Ne rien dire - Attendre qu'un aspirant-fox-terrier sous extasy le remarque et dise (enfin… hurle plutôt) : " RHAPITAIN-J'LECROAPAS C'EST UN iPHONE 11 RHOLAVACHE PITAIN-J'LECROAPAS ch'peul'toucher ? ch'peul'toucher ? RHOLAVACHE ! ch'peul'toucher ? ch'peul'toucher ? ch'peul'toucher ? hein ? hein ? ch'peul'toucher ?" A ce moment, il ne faut SURTOUT PAS se précipiter vers son téléphone. Non, non, non. D'un bout de doigt négligent, il faut désigner le Tout Précieux et déclarer, à voix douce : " Ah, oui, bien sûr". Cela fait passer dans la classe trois messages essentiels : EVIDEMMENT que c'est le nouvel iPhone ; EVIDEMMENT que vous êtes tous des losers puisque vous n'avez pas le vôtre ; EVIDEMMENT que c'est moi qui l'ai eu en premier. Le suivant qui arrivera avec un iPhone ii (hi-hi ? aïe-aïe ? j'y pige rien : ils ont fait 6, 7, 8, 9, x, ii. Ils savent pas compter jusqu'à dix chez Apple?) sera seulement numéro 2 derrière moi. Et ariver deuxième, c'est être le premier des losers. Sauf si ce sal*pard a lâché mille balles pour se payer la version Max Pro Super Machintruc XR. Dans ce cas, lâcher, l'air navré : " Non mais moi, je ne mets pas mille euros dans un téléphone, faut arrêter". Et bim ! Dans les gencives de l'aspirant-winner ! Il s'imaginait quoi ? Qu'il allait prendre ma place de numéro 1 ? De Numero Uno ? C'est MOI, le best winner au top ! C'est moi qui l'ai eu en premier. Grâce à Apple, je vais pouvoir m'astiquer l'ego pendant les deux semaines qui viennent, et ça, ça n'a pas de prix. Oh non ! Tonton Pentium.
  7. Je suis né quinze jours après le lancement commercial du premier microprocesseur par Intel, le 4004. Je tiens ici à m'excuser publiquement que cet événement de première importance a complètement éclipsé la courageuse initiative d'Intel. C'est une sorte de malédiction chronique : à chaque fois qu'Intel va pour sortir un nouveau processeur, paf ! Il m'arrive quelque chose d'exceptionnel et le lancement d'Intel fait un bide. Mais reconnaissons un mérite certain à cette société : après quasiment un demi-siècle de flops et de ratés, elle essaye encore. Bel exemple pour nous tous. A deux ans près, ma naissance aurait d'ailleurs relégué le compte-rendu de la mission Apollo 11 en page 18, à côté des résultats de l'élection de "Miss Chou-Fleur" des Côtes-d'Armor. Autant dire que Neil, Buzz et Michael ont eu chaud aux fesses. C'est un sacré coup de pot pour eux que j'ai décidé d'apparaître au monde fin '71. Pour en finir avec la Lune, grâce à l’opiniâtreté d'Intel, je t'écris ces quelques mots sur un processeur que si on avait eu sa puissance de calcul en 1969, on se serait dit : "la Lune ? Pheuh ! Trop facile ! Galaxie d'Andromède, nous voici !". Ça aurait eu carrément plus de gu*****, non ? Tout ça pour dire qu'après 50 ans de vie avec l'informatique, on ne me la fait plus à moi, Tonton Pentium. Parce que j'ai vu grandir les Bull Micral 30 et les Thomson TO7. Et non, je ne vais pas me joindre au concert facile des moqueurs, parce que je sais, moi, ce qui arrivé aux tentatives françaises dans le domaine de l'informatique et pourquoi elles étaient maudites dès le départ. Prenons le Micral 30, que Bull essaye de lancer en 1984. Il a le soutien de l'ensemble de la nation, soit 56 millions de geeks en puissance prêts à faire la queue nuitamment sur les Champs-Élysées et place Bellecour pour enfin mettre la main sur le précieux appareil. Or, cette année-là, je passe mon Brevet des Collèges. Rien n'est plus important, et l’enjeu familial est de proportions... olympiques ! Aîné des jeunes, essuyeur de plâtres de la génération n+1, fier porteur des aspirations de mes géniteurs et du reste de la famille, je n'ai pas le droit à l'erreur. Il faut que je décroche mon "Bèpse" comme on disait à l'époque. Donc le lancement du Micral 30, franchement… on s'en tamponne sérieusement le coquillard. Je dirais même : on s'en pigipe le chousterne. Désolé, m'sieur Bull -il s'appelait Steve, lui aussi, non ? Steve Bull ? Elon Bull ? Je ne sais plus. Qui s'en souvient, d'ailleurs ? En revanche, je me souviens parfaitement que j'ai eu 14 au Brevet en mathématiques, et ça, c'était un foutu exploit. Après Intel et Bull, il me faut aussi faire de plates excuses à Apple, dont je gâche les fêtes aussi souvent qu'il est possible. Mon souvenir le plus lointain remonte à 1980. J'entre en CM1, et je tombe amoureux dès la première récréation d'une petite nouvelle qui vient d'arriver à l'école. Elle s'appelle Clémentine. Elle a les yeux bleus et le nez joliment retroussé parsemé de discrètes taches de rousseur. Elle rentre de vacances, et elle est adorablement bronzée. Manque de chance pour la start-up à Steve et Steve, qui tente à ce moment-là d'introduire sur le marché européen l'Apple 2 +. Ce n'est pas une mauvaise machine pour l'époque ; certains apprécient le double lecteur de disquettes et les 48 ko de mémoire vive soudés à la carte-mère. Mais voilà : Clémentine, Clémentine. Que peut faire l'Apple 2 + face à elle ? Franchement ? L'Apple 2 + fait un four. Désolé, Steve & Steve… Clémentine ne m'a jamais regardée : elle a préféré une grande brute vulgaire dont j'ai soigneusement oublié le prénom. Tonton Pentium.